À la découverte des 5 sens

Par

Karoline Beaudoin
Janick Lacasse

À l’aide de cinq activités éducatives en science, nous souhaitons explorer les cinq sens avec nos élèves d’adaptation scolaire. Ces activités porteront sur le goût, l’ouïe, l’odorat, le toucher ainsi que la vue. Les élèves auront l’occasion de mettre leurs sens en action en goûtant des fruits différents, en écoutant des sons d’animaux, en découvrant différentes odeurs, en touchant différentes textures et en regardant des illusions optiques fascinantes.

Ces activités seront plus spécifiquement développées pour des classes TSA (Trouble du spectre de l’autisme) avec ou sans déficience intellectuelle. Ces classes sont présentent dans chacune des commissions scolaires du Québec. Elles sont généralement composées de 10 élèves ayant un TSA. En plus de l’enseignant, 2 intervenants sont présents en permanence dans la classe et un TES (technicien en éducation spécialisée) peut intervenir à la gestion du comportement. En raison des grandes difficultés de ses élèves, l’enseignant ne peut pas utiliser la progression des apprentissages pour évaluer la réussite de ses élèves. L’enseignant doit donc se référer au programme éducatif CAPS. Les élèves autistes avec ou sans déficience intellectuelle ont souvent des difficultés au niveau de la communication (autant au niveau verbal que non verbale) et des interactions sociales. Nos activités pédagogiques auront comme objectif de fournir le maximum de situations où ils pourront entrer en communication avec les autres jeunes de leur classe. Néanmoins, comme chaque élève ne se retrouve pas forcément au même endroit dans le spectre de l’autisme, il est important de comprendre que certains élèves auront besoin d’aide supplémentaire (adaptation et modification) pour être en mesure de réaliser les activités.

De plus, il serait intéressant d’entrer en communication avec des enseignants du régulier afin de tenter certaines activités proposées ci-dessous en jumelant un élève du régulier avec un élève de la classe afin d’encourager les interactions sociales entre nos élèves et les élèves du régulier.

Voici quelques contraintes que nous devons respecter pour l’élaboration de cette situation d’apprentissage:
● La situation d’apprentissage doit porter plus sur la science que sur les technologies
● La situation d’apprentissage doit développer la compétence 1: Communiquer du programme éducatif CAPS
● La situation d’apprentissage doit toucher à l’univers vivant
● La situation d’apprentissage doit permettre de développer aussi la compétence 4: Agir avec méthode

C’est une situation d’apprentissage présentée à des élèves de l’adaptation scolaire, plus précisément à une classe de 12 élèves en trouble de l’autisme avec déficience intellectuelle légère à moyenne. Les élèves sont âgés entre 12 et 15 ans et sont sous le programme éducatif CAPS – Compétences axées sur la participation sociale.

Os-secours d’Oscar

Par

Lina Khamissi
Valérie Hénault
Hind Hmamouch
Marc Perreault

Lors de la réalisation de cette situation d’apprentissage, les élèves sont invités à construire la portion musculo-squelettique d’un corps humain à partir de matériaux de la vie courante. Ils devront choisir, en équipe de 3 ou 4, la partie du corps qu’ils reproduiront, puis, identifier les composantes de chacune de ces parties. Finalement, ils devront présenter oralement l’aboutissement de leur travail.

La situation d’apprentissage prend en compte des contenus déjà survolés au primaire tels que la notion de mouvement, de locomotion, des différentes parties du corps humain, etc. Elle tient compte du concept de l’école orientante par l’intégration de notions sur les différents métiers reliés aux blessures musculo-squelettiques. Elle tient compte de l’univers santé et éducation physique. Et elle s’intègre dans l’univers du vivant (PFEQ page 285), dans les « Systèmes – Fonction de relation » et plus particulière sous la rubrique « Système musculo-squelettique ».

Nerveux est le système

Par

Samantha Bissonnette
Nada Mansour
Roxanne Piché
Pierre-Alexis Pozzar
Cassandra Vallières

Cette situation d’apprentissage visera à développer des méthodes de travail efficaces (compétence transversale 5, PFÉQ chapitre 3, p.14) et une communication utilisant un langage scientifique (compétence disciplinaire 3, PFÉQ chapitre 6, p.20). En effet, les élèves auront pour mission d’utiliser un cas réel de leur choix afin de présenter une réaction utilisant le système nerveux parmi celles-ci : réflexe, mouvement ou sens. Même si la réaction est pigée par l’équipe, et du même coup, imposée, les élèves ont tout de même beaucoup de choix à faire quant à la manière de présenter les résultats de leur recherche, ainsi que la démarche qu’ils vont utiliser pour y arriver. Afin de permettre aux élèves de développer des méthodes de travail efficaces (PFÉQ chapitre 3, p.14), chaque équipe devra présenter à l’enseignant au début du projet la planification qu’ils ont l’intention de suivre, mais qui pourra évidemment être révisée en cours de route. Finalement, la compétence 3 sera évaluée lors des présentations orales.

Le reste de la situation d’apprentissage permettra aux élèves de mieux comprendre les effets des drogues sur le système nerveux et la manière dont certaines maladies l’affectent. Ainsi, elle est contextualisée dans le domaine général de formation « Santé et bien-être » (PFÉQ chapitre 2, p.5). En effet, la conscientisation de l’impact des drogues sur la santé, ainsi que la compréhension du fonctionnement de certaines maladies, amène les élèves à prendre conscience « des conséquences de ses choix personnels sur sa santé » (PFÉQ chapitre 2, p.6). La matière présentée durant la situation d’apprentissage étant le système nerveux, il est facile de faire des liens avec l’utilisation de drogues.

Cette situation d’apprentissage dure 9 périodes qui se divisent comme suit :

Au premier cours, les élèves devront réaliser six expériences touchant les sens, les mouvements et les réflexes (voir le déroulement détaillé du cours 1, p.16). Durant la deuxième période, l’enseignant fera un retour sur les expériences du corps précédent et la matière du système nerveux central sera entamée (voir le déroulement détaillé du cours 2, p.17). C’est aussi lors de ce cours que la mise en contexte sera présentée aux élèves. Le cours suivant, l’enseignant continuera la matière en abordant le système nerveux périphérique et procèdera à la pige du sujet pour la présentation finale (voir le déroulement détaillé du cours 3, p.19). C’est durant le quatrième cours que les élèves commenceront à travailler sur le projet final, ils devront aussi compléter un journal de bord (voir le déroulement détaillé du cours 4, p.21). Le cinquième cours est le dernier cours magistral, c’est durant ce cours que la matière concernant les récepteurs sera couverte (voir le déroulement détaillé du cours 5, p.22). Pendant la première moitié du sixième cours, les élèves visionneront des vidéos portant sur l’effet qu’ont les drogues sur le système nerveux ainsi que des vidéos sur les maladies touchant le système nerveux. La deuxième moitié de ce cours sera consacrée au travail sur le projet (voir le déroulement détaillé du cours 6, p.24). La septième période est la dernière période consacrée au travail sur le projet (voir le déroulement détaillé du cours 7, p.25). Finalement, les deux dernières périodes sont les périodes durant lesquelles les élèves présenteront (voir le déroulement détaillé des cours 8 et 9, p.26 et p.27).

Lobby énergétique

Par

Sonia Labrie
Émile Bouchard-Allaire
Mélissa Parent
Sandrine Richard

Dans cette situation d’apprentissage, les élèves apprennent des contenus sur les formes d’énergies et les transformations d’énergie en jouant le rôle d’acteurs énergétiques et environnementaux existants. Lobbyistes industriels ou environnementaux, ils se mettront dans la peau de gens influents dont les actions ont une portée sur leur vie quotidienne. À travers cette entreprise, ils développeront leur compétence à communiquer de manière scientifique et leur jugement critique par rapport aux sources d’énergies, aux médias de masse et aux informations trouvées lors des recherches menées. Pour se faire, ils devront, en équipe de quatre élèves,rechercher les informations scientifiques relatives à une source d’énergie choisie. Ensuite, ils sépareront leur équipe en deux pour créer deux publicités –l’une prônant et l’autre contestant l’utilisation de leur source d’énergie – et les dévoiler à la classe. Une fois le sujet introduit à l’aide des publicités, il se tiendra un débat oral entre les deux duos opposés devant les autres élèves chargés de poser des questions. Ainsi, les deux côtés de la médaille seront exposés à la classe, qui devra finalement choisir la meilleure énergie démocratiquement. Cette situation d’apprentissage, qui se déroule sur 8 périodes,sera à même d’accroître chez les élèves des compétences essentielles à leur développement personnel et des connaissances conformes à la progression des apprentissages. En plus de la compétence disciplinaire «Communiquer à l’aide des langages utilisés en science et en technologie», les domaines généraux de formations visés sont «Médias» et l’aspect démocratique de «Vivre ensemble et citoyenneté».

Les jeux olympiques en folie

Par

Roxanne Lemay
Sébastien Gemme
Pierre-Marc Saint-Laurent

Les Jeux olympiques sont une compétition internationale mettant à l’épreuve les talents des athlètes. Ils se disputent une lutte ardue dans le but premier de devenir champion mondial de la discipline dans laquelle il se sont inscrits. L’idée de la création de la situation d’apprentissage appelée «Jeux olympiques en folie» s’inspire du fait que les sports exercés aux jeux olympiques sont influencés fortement par des facteurs physiques et biologiques dépendants ou indépendants des athlètes. Par exemple, un coureur doit tenir compte de son adhérence à l’air et au sol et aussi de sa condition physique (respiration, tonus musculaire, etc.) lorsqu’il court. Ce qui nous amène à considérer les facteurs pouvant influencer l’athlète au cours de ses performances. Cette SAE est une bonne activité qui met en valeur les concepts du programme ATS, tant au niveau théorique que pratique.

L’élève devra d’abord étudier certains paramètres physiques (noyau dur) et biologiques (noyau mou) d’un sport qui se pratique aux Jeux olympiques, ce qui nous ramène à la compétence disciplinaire 1 qui est de chercher des réponses à des problèmes scientifiques (Partie scientifique de la compétence disciplinaire 1 ATS, PFÉQ, p.277). De plus, il mettra en application ses connaissances personnelles des Jeux olympiques, tant au niveau des types de sports qu’on y exerce que dans l’environnement dans lequel ils se dérouleront pour ainsi mettre «en question leur point de vue et de le confronter à celui des autres pour approfondir leur analyse et parvenir à une solution efficace» (PFÉQ, chapitre 2, p.8). Ils actualiseront leurs connaissances par l’entremise des découvertes qu’ils feront par les informations trouvées et par l’analyse des paramètres influençant les sports concernés.

Par la suite, l’élève sera amené à modifier l’un de ses paramètres, qui sera pigé au hasard, afin d’en changer les variables. Par exemple, la course de 100 mètres peut se dérouler en altitude, soit dans une région montagneuse. En modifiant l’un des paramètres physiques, ils élaboreront un plan d’action pour cerner le problème afin qu’ils puissent le concrétiser sous forme d’un prototype (soit une maquette) qui démontrera l’effet réel qu’a ce changement sur le sport en question. Cela les incitera à créer (Compétence transversale 4, PFÉQ, p.12) et à se dépasser (Compétence transversale 7, PFÉQ, p.17). Le tout sera couronné d’un retour sur l’impact que peuvent avoir ces modifications sur leur bien-être et leur santé et sur l’environnement (DGF, PFÉQ, p.5-7).

De façon à permettre une actualisation complète, les élèves seront amenés à préparer une présentation orale de 15 minutes qui leur permettront de découvrir, au sein de la classe, différents concepts régissant les sports proposés. Ils travailleront et «coopèreront » (Compétence transversale 8, PFÉQ, p.19) en équipe de quatre afin d’alléger la charge de travail de chacun et de transmettre la partie de chacun afin d’inciter les échanges d’information, l’interprétation et la production de messages à caractère scientifique ou technologique (PFÉQ, ATS, p.21). Ce dernier s’inscrit dans la compétence disciplinaire 3 du Programme de formation à l’école québécoise. Ils rédigeront un compte-rendu citant les points importants des oraux auxquels ils ont assistés.

À plusieurs reprises les élèves seront soumis à des points de contrôle afin de vérifier si le travail avance et s’ils sont dans la bonne voie. C’est à l’aide des fiches d’évaluation, qui sont annexées à la fin de la situation d’apprentissage, que les élèves seront contrôlés. Cet aspect de contrôle a pour but d’adapter la SAE «aux élèves qui ont tendance à s’absenter».

La maquette sportive

Par

Laurianne Chartier,
Chloé Lamothe-Luneau
Catherine Lanthier

La situation d’apprentissage et d’évaluation que nous avons créée a pour but ultime de construire une machine simple effectuant un mouvement sportif choisi par l’élève. Tout d’abord, les élèves choisiront un mouvement sportif à partir d’une liste fournie par l’enseignant. Ensuite, les élèves en apprendront plus sur les forces et mouvements et participeront à un Groupe d’Experts traitant du système musculosquelettique. De plus, les élèves devront effectuer des schémas de principe et de construction de leur objet. Enfin, ils procéderont à la réalisation de la machine simple.

Les compétences qui seront évaluées dans cette situation d’apprentissage sont les suivantes :

  • compétence transversale 1 : exploiter l’information
  • compétence transversale 8 : coopérer
  • compétence disciplinaire 2 : mettre à profit ses connaissances scientifiques et technologiques
  • compétence disciplinaire 3 : communiquer à l’aide de langages utilisés en science et en technologie

Entre l’océan et le ciel

Par

Maria Iorga
Carmen Orza

Par cette situation d’apprentissage dans le domaine de la technologie, nous invitons les élèves à faire des recherches sur les techniques et les instruments d’orientation utilisés en navigation au cours des siècles, sur les techniques et les instruments utilisés actuellement, et également à construire un sextant utilisé en navigation. Ils vont exercer et consolider les compétences acquises dans le domaine de la technologie en utilisant le langage des lignes, les concepts généraux liés à l’ingénierie, à l’exploration et à l’exploitation des matériaux (PFÉQ, ch.6, p.42).

L’activité est conçue pour permettre le développement et l’évaluation de la compétence disciplinaire : communiquer à l’aide des langages utilisés en science et technologie. Les élèves seront mis en situation afin d’interpréter des messages à caractère scientifique et technologique (PFÉQ, ch. 6, p. 22), de participer à des échanges d’information à caractère scientifique et technologique (PFÉQ, ch. 6, p. 22), de produire et de transmettre des messages à caractère scientifique et technologique (PFÉQ, ch. 6, p. 22). Les élèves sont amenés à observer et à comprendre l’utilisation d’une technique d’orientation en navigation. La situation d’apprentissage touche ainsi l’univers Terre et espace, car les élèves vont renforcer les connaissances acquises sur les éléments de la géographie physique (longitude, latitude, les projections cartographiques – la représentation des continents) et sur l’organisation de l’espace (univers, système solaire, étoiles, lois qui régissent le mouvement des planètes ou le mouvement des satellites autour de la Terre).

Les élèves sont également invités à présenter l’impact de la technique d’orientation en navigation choisie sur l’environnement et la consommation. Ils doivent prendre conscience de l’interdépendance de l’environnement et de l’activité humaine, par exemple : ils vont découvrir comment agissent les transports sur l’environnement et la consommation.

Notre situation d’apprentissage s’inscrit dans le DGF « environnement et consommation ». (PFÉQ, ch. 2, p.10) En proposant aux élèves de faire leur propre sextant, ainsi que de trouver de nouvelles idées d’utilisation dans différents domaines, ils sont amenés à développer la compétence transversale « Mettre en oeuvre sa pensée créatrice ». Ils doivent utiliser leurs connaissances et compétences acquises pour réaliser leur sextant, pour choisir les matériaux qui s’adaptent mieux aux contraintes, pour établir des liens entre la technique d’orientation et l’environnement et la consommation. Ils doivent analyser et traiter les informations cueillies pour réaliser leurs tâches, ainsi ils développent cette compétence transversale, car « la créativité réside moins dans l’ajout de nouvelles ressources ou de nouveaux savoirs que dans le traitement que l’on en fait » (PFÉQ, sens de la compétence transversale « Mettre en oeuvre sa pensée créatrice », ch. 3, p. 11).

La nouveauté que nous essayerons d’apporter à cette situation d’apprentissage est d’introduire une perspective historique et culturelle. Pour les élèves de la deuxième année du deuxième cycle de secondaire, qui ont déjà un grand bagage des compétences liées à la technologie, l’activité sera plus attrayante s’ils peuvent l’aborder sous des aspects plus larges qui leur permettront d’exprimer et de mettre réellement en oeuvre leur pensée créatrice et de systématiser leurs connaissances acquises dans différents domaines, de faire des liens entre science, technologie et culture. Le but est d’avoir « une réconciliation épistémologique entre science et culture », une réconciliation qui « est souhaitable pour une éducation aux sciences qui non seulement renoue avec le sens, mais devient aussi un instrument de transformation qui vise la justice sociale et environnementale » (Gina Thésée, Enseigner les sciences pour et grâce aux cultures, texte du recueil Regards multiples sur l’enseignement des sciences, sous la direction de Patrice Potvin, Martin Riopel, Steve Masson (2007). Québec : Éditions Multimondes).

Docteur, qu’est-ce qui se passe?

Par

Geneviève Allaire-Duquette
Sarah Dagenais
Salima Hafiz
Ali Khirdine

C’est une situation d’apprentissage interactive dans laquelle les élèves jouent le rôle de médecins étudiant les maladies touchant le corps humain. C’est aussi une présentation d’une démarche pédagogique à partir d’études de cas. Les cours sont donnés à partir de problèmes.

Ce scénario est réalisé pour les élèves de première année du deuxième cycle du secondaire, il se poursuivra pendant neuf périodes consécutives de 75 minutes chacune. Le domaine général de formation visé est : santé et bien être. L’intérêt d’une telle activité est d’amener l’élève à s’approprier l’anatomie et la physiologie de trois systèmes du corps humain :
• Le système cardio-vasculaire et respiratoire
• Le système nerveux
• Le système digestif

En effet, l’élève est amené à étudier des prosits portant sur des adolescents confrontés à des situations pathologiques ou traumatiques. Au cours de cette activité d’apprentissage, en équipe, chaque élèves doit produire une affiche scientifique expliquant le problème étudié dans le prosit. La présentation de ce travail prendra la forme d’un colloque.

Chaque membre de l’équipe devient une ressource pour les autres membres et doit contribuer, animer et soutenir la motivation nécessaire à la participation et à l’apprentissage des autres personnes de l’équipe. La qualité du travail de chaque équipe dépend de la qualité du travail réalisé par chacun.

Tout au long de la situation d’apprentissage, la coopération entre les élèves est importante car il y aura beaucoup d’échanges d’informations entre les différents groupes afin que chaque élève s’approprie chacun des systèmes.

Les contraintes :
1) Compétence disciplinaire 3 : Savoir communiquer un message scientifique
2) Développer une compétence en français
3) Compétence transversale 4 : Mettre en oeuvre sa pensée créatrice

Les grands thèmes explorés sont :
1) Vulgarisation d’un message scientifique
2) Organiser et exprimer un message à caractère scientifique

Consommer éco

Par

Ghania Aloui
Jamal Bouchaib
Djamila Mebrouk
Samira Younsi

À partir de 1878, le monde a découvert une nouvelle forme d’énergie, en l’occurrence l’électricité. Il existe plusieurs sources d’énergie : énergie hydroélectrique, nucléaire, éolienne et fossile. L’électricité est utilisée aussi bien en industrie que pour usage domestique. Vu la richesse du Québec en ressource en eau ainsi qu’en relief géologique, l’hydroélectricité constitue une des principales sources d’énergie au Québec.

L’électricité est un facteur vital pour l’économie nord-américaine. Il est tout aussi évident que certains types de productions, de transports et d’utilisation de l’électricité peuvent engendrer des répercussions négatives sur la santé et l’environnement (les écosystèmes). L’hydroélectricité est souvent appelée « propre » ou écologique, car sa production ne génère pas de déchets, toutefois les barrages construits à cet effet ont un énorme impact écologique sur la faune, l’environnement et les humains.

Cette situation d’apprentissage est conçue pour les cours de sciences et technologie(ST) et des sciences-technologie et environnement (STE) de la deuxième année du deuxième cycle de secondaire. Elle est ouverte, contextualisée et intégrative et permet d’explorer en classe un grand nombre de concepts cités par le programme de formation de l’école Québécoise (PFÉQ) et qui touche un problème environnemental d’actualité qui est l’énergie. En groupe de quatre, les élèves réaliseront des activités en associant les connaissances et les compétences comme la communication à l’oral et à l’écrit, dans un langage scientifique et technologique qu’ils auraient acquis de leurs recherches et durant les calculs de laboratoire, comme la puissance, l’intensité du courant. Ils développeront la compétence en art en renforçant leur pouvoir de créativité à travers leurs représentations ainsi que leur sens critique, éthique et esthétique par rapport aux médias.

La situation d’apprentissage «Consommer Eco» va permettre aux élèves de découvrir les différentes sources d’énergie, développer leur sens critique vis-à-vis de l’exploitation de l’énergie renouvelable afin de les sensibiliser à consommer économiquement et préserver l’environnement.

À votre santé!

Par

Maude Bouchard-Fortier
Guillaume Cyr
Eric Durocher
Nadia Renzo
Lisa Traversy

«À votre santé!» propose l’étude de maladies ou de problèmes de santé par le biais des habitudes de vie : celles qui causes les troubles et celles que l’on adopte pour éviter les troubles. Les différentes activités amènent l’élève à se pencher sur ce qu’est une bonne ou une mauvaise habitude de vie et sur les influences qu’ont ces dernières sur la santé. La situation concerne la santé publique, l’élève est donc amené lire des articles pour se rendre compte de l’état de celles-ci et doit réagir en produisant un document d’information et de sensibilisation.


La situation se déroule en science et doit développer la composante 3, c’est-à-dire : «communiquer à l’aide des langages utilisés en science». Comme contenu scientifique, nous avons choisi de faire étudier aux élèves des maladies ou des problèmes de santé. En ce qui concerne l’aspect de la communication, nous avons décidé de faire produire un document aux élèves : à l’aide du médium de leur choix, ils devront diffuser de façon pertinente les informations scientifiques recueillies durant leurs recherches.

La situation devait développer une composant en éducation physique et à la santé. Nous avons choisi la composante : «adopter un mode de vie sain et actif», car il nous a semblé pertinent de faire un lien entre la santé et la science en utilisant les maladies comme objet d’étude. De plus, nous avons orienté le projet autour du concept d’habitude de vie qui est un concept propre au domaine de l’éducation physique et à la santé. Nous devions également bâtir une situation d’apprentissage qui soit en lien avec le domaine de formation général «vivre ensemble et citoyenneté». Pour répondre à cette exigence, nous avons tout d’abord décidé de donner un aspect social à notre situation : les élèves s’intéressent à la santé des canadiens et produisent un document visant à informer et à sensibiliser la population. Nous avons approfondi cet aspect en inventant le rôle de ministre de la santé comme expert dans les équipes de travail. Finalement nous avons choisi des formules pédagogiques favorisant l’entraide, le travail en équipe et les interactions entres élèves, notamment les deux activités principales qui se déroulent en enseignement coopératif.

Comme troisième contrainte, notre situation devait s’adresser à un groupe de 38 élèves. Nous avons pour cela décidé de bâtir des activités qui, tout en restant ouvertes, sont tout de même assez encadrées. (Par exemple : les discussions sont dirigées par l’enseignant, les équipe sont formées à l’avance, les thèmes sont imposés) Nous voulions que le déroulement soit connu de l’élève et que ce dernier puisse le suivre aisément. Pour se faire, nous avons créer un cahier de projet qui accompagne et encadre l’élève tout au long du projet : les consignes de chaque activité y sont explicitées et le document nécessaire y sont présentés dans l’ordre où ils doivent être utilisés.