Petit haricot deviendra grand

SAÉ gagnante d’un prix de la Relève AESTQ

Par

Amélie Vincent-Quintal
Caroline Charbonneau
François Tanguay
Marianne Dupuis

Les catastrophes naturelles semblent de plus en plus fréquentes partout à la surface du globe. En fait, John Harding, responsable de la Stratégie Internationale pour la Prévention des Catastrophes (SIPC) a déclaré :
« Les chercheurs disent que l’intensité et la fréquence des catastrophes vont très probablement s’accroître à moyen terme en raison des changements climatiques. Cette augmentation semble se produire déjà actuellement. »

Dans un communiqué de la Conférence Mondiale pour la Prévention des Catastrophes, on apprend que l’an dernier, 284 millions de personnes auraient été touchées par des phénomènes comme les ouragans, la sécheresse, les tremblements de terre ou les inondations. Suite à ces catastrophes, les pays sont en état de crise : il faut soigner les blessés, reconstruire les infrastructures et nourrir la population.

Bien que la probabilité qu’une catastrophe d’une telle ampleur se produise près de chez nous soit relativement faible, nous ne sommes tout de même pas à l’abri. Il suffit de se souvenir du déluge du Saguenay en 1996 ou de la crise du verglas en 1998 pour comprendre l’imprévisibilité des situations. Pour cette raison, nous croyons qu’il serait important que tout citoyen soit capable de se débrouiller si jamais le ciel lui tombait sur la tête et nous visons d’abord les ressources alimentaires. Au Québec, le climat est propice à la culture d’un petit légume bien connu : le haricot (vive les serres en hiver!). Par contre, nos racines de colons sont relativement éloignées et peu d’entre nous sauraient s’y prendre.

Votre mandat est donc de découvrir les facteurs propices à la croissance des plantes en vous basant sur les résultats obtenus grâce à la culture de plants de haricot. Les 14 prochaines périodes du cours de science et technologie vous seront allouées afin de vous permettre d’atteindre ce but. Vous devrez d’abord, en équipes de deux, faire pousser trois plants de haricot. Par contre, vous serez soumis à une contrainte par rapport aux conditions environnantes. Au cours de la croissance de vos plants, vous serez appelés à faire des observations sur ceux-ci afin de déterminer l’effet de votre contrainte. Vous terminerez cette première phase du projet par la rédaction d’un rapport d’expérience.

Dans la deuxième phase du projet, vous serez amenés à découvrir différents aspects relatifs aux plantes : la cellule végétale, les parties de la plante, l’absorption et le déplacement des substances dans la plante et la croissance de la plante. Vous travaillerez sur ces sujets en équipes d’experts, puis vous partagerez les informations recueillies avec une équipe de base.

Suite à l’acquisition de ces connaissances de base sur les plantes, vous serez invités, dans cette troisième phase, à reformer les équipes de la phase 1 et à faire une recherche par rapport aux conclusions tirées dans le rapport d’expérience. Chaque équipe devra par la suite présenter ses résultats devant la classe.

La dernière phase consiste à clore le projet en élaborant, individuellement, un réseau de concepts sur les conditions favorables à la croissance des plantes en vous basant sur les connaissances acquises au cours des activités.

Au cours de ce projet, vous serez évalués principalement en fonction de votre capacité à mettre à profit vos connaissances scientifiques. Ainsi, nous nous attarderons d’abord sur votre compétence à décrire certains phénomènes de manière qualitative et à vous en donner une représentation schématique. Ensuite, nous déterminerons votre capacité à expliquer un phénomène, à vous approprier des concepts pertinents et à en reconnaître le caractère évolutif. Rappelez-vous que vos travaux serviront à la fois à vos apprentissages et à ceux de vos pairs; vous devez donc vous assurer de produire des documents propres et pertinents.

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